FAQ - Q&R
Est-ce que l'andropause existe ?
L'andropause étant une condition clinique en relation avec les baisses hormonales associées au vieillissement, il est évident qu'elle existe, tout comme il est évident que nous vieillissons. Dans le passé, beaucoup de personnes ont nié l'andropause mais le concept aujourd'hui est accepté universellement. Certaines précisions demeurent cependant encore à venir.
La réticence de certaines personnes à reconnaître l'andropause découle aujourd'hui surtout soit d'une méconnaissance de la littérature récente (plus particulièrement les 10 dernières années), ou du fait que le mot andropause ne correspond pas à la réalité. En effet chez l'homme il n'y a pas de « pause » ou d'arrêt de la production de la testostérone, mais une diminution progressive de cette production de la testostérone, contrairement à la femme où les ovaires cessent complètement leur production d'hormones féminines, appelées estrogènes. Passons sous silence la culture qui depuis plusieurs décades faisait de l'homme une personne qui vivait et ensuite mourait sans avoir le pouvoir ou la liberté de souffrir ou de se plaindre au risque de voir son image en prendre un sacré coup.
Est ce que l'andropause est une maladie ?
Absolument pas ! Elle manifeste des symptômes et des signes associés au vieillissement ; comme tel elle est donc tout à fait physiologique. Certaines maladies surviennent en vieillissant : sont-elles la cause de la baisse de la testostérone ou au contraire la baisse de la testostérone favorise-t-elle l'apparition de ces maladies ? La réponse est à venir tout comme celles concernant l'influence de l'hormonothérapie sur la survenue ou l'évolution de ces maladies.
Quelles sont les conséquences à long terme de l'andropause ?
Plus les années passent plus l'homme est susceptible de ressentir les inconforts reliés au vieillissement. Ces symptômes et/ou signes ne surviennent pas également chez tous les hommes et progressent à des vitesses variables selon chaque homme. Habituellement les hommes ressentent de plus en plus de symptômes avec une certaine stabilisation après un certain temps. Est-ce que les symptômes vont s'atténuer spontanément après un certain nombre d'années ? Peuvent-ils en venir à disparaître tout comme cela survient chez la femme ménopausée ? Le futur, grâce à la recherche, nous apportera la réponse à ces questions tout comme à celles portant sur l'influence de l'andropause sur les autres maladies survenant en vieillissant.
Quelles sont les conséquences à long terme de l'hormonothérapie ?
L'hormonothérapie par la testostérone apporte des bénéfices certains à court et moyen terme pour le soulagement des symptômes, et l'amélioration de la densité osseuse chez l'homme ostéoporotique avec une testostérone abaissée. D'autres bénéfices sont aussi rapportés dans certains champs d'action de la médecine : dépressions, anémie, maladies articulaires, maladies débilitantes etc,. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que la testostérone ne nuit pas si elle est prescrite selon les bonnes règles.
A plus long terme, ces bénéfices seront-ils maintenus avec l'hormonothérapie ? Fort probablement. Seront-ils moins perceptibles avec les années ? Possiblement aussi. Il ne faut pas oublier que l'hormonothérapie apporte des concentrations suffisantes de testostérone pour permettre aux tissus de fonctionner, mais que par contre les tissus eux-mêmes en vieillissant perdent leur capacité de répondre aux différentes stimulations hormonales.
Comment aborder le sujet avec mon conjoint ?
Il n'y a pas de moyen universellement efficace. Plusieurs facteurs peuvent influencer « l'entendement » de votre conjoint : son attitude face au vieillissement, son ouverture face à ses sentiments, le type de relation et de communication existant au niveau du couple, la souffrance ressentie par le conjoint. Une chose est certaine la meilleure attitude est encore celle qui s'accompagne de support, de respect, de compréhension et d'ouverture ; après tout le couple n'est-il pas une équipe ? Dans d'autres cas, le fait de laisser « traîner » de la documentation, d'aborder la discussion d'une façon informelle ou d'encore d'avoir le témoignage de d'autres hommes apporte des résultats surprenants tout comme l'écoute de certaines émissions de télévision ou de radio ou la lecture d'articles dans les journeaux.
L'attitude la plus négative est certes celle de compétition et ou d'agressivité, tel que colporté depuis les dernières décades. Le fait d'essayer de comprendre, de part et d'autre, demeure la plus belle amorce de compréhension.
Quand devrais-je consulter ?
La présence de symptômes incommodants ou apportant une certaine souffrance dans la vie justifie une consultation médicale. Apportez au besoin à votre médecin la documentation qui vous a permis d'identifier vos malaises. Celui-ci comprendra mieux ce que vous ressentez, et pourra vous évaluer et traiter avec plus de précision. Il pourra encore vous référer au besoin à quelqu'un plus spécialisé selon l'identification qu'il fera de la situation.
Qui devrais-je consulter ?
Votre médecin de famille est la personne indiquée pour évaluer votre situation. En cas de besoin, votre médecin vous orientera vers une ressource plus spécialisée : urologie, endocrinologie, psychologie, sexologie, clinique d'andropause.etc.
Mon médecin n'y croit pas - qu'est-ce que je fais ?
Les médecins d'aujourd'hui connaissent de plus en plus le concept de l'andropause de sorte qu'ils peuvent décider selon leur intérêt ou leur compétence de vous prendre en charge ou de vous référer. Si vous apportez la documentation qui vous a décidé à consulter, cela aidera encore plus votre médecin s'il vous a paru à prime abord réticent. N'oubliez pas que votre médecin de famille a une somme énorme de connaissances à acquérir continuellement et à maintenir à jour ; votre collaboration sera la bienvenue. Dans certains cas, une autre maladie peut expliquer les symptômes que vous pouvez attribuer à l'andropause.
Si vous avez par ailleurs affaire à « un irréductible gaulois », une deuxième consultation est tout à fait dans l'ordre des choses. Tenez alors votre médecin informé car vous pouvez faire partie de sa formation. S'il refuse toujours de vous entendre, pensez qu'il est humain et qu'il existe des gens dont l'entêtement est une manifestation de pouvoir et de sécurité.
Que va-t-il se passer si je décide de ne pas prendre l'hormonothérapie ?
Les symptômes dont vous vous plaignez vont probablement continuer de progresser puis se stabiliser. Après combien de temps ? Pour combien de temps ? Nul ne saurait le dire. Quel en sera l'impact sur les autres maladies qui peuvent survenir ? Encore là, les connaissances sur l'andropause sont encore trop jeunes pour suggérer même une réponse. Si vous commencez l'hormonothérapie, que vous vous sentez amélioré et que vous décidez de cesser de la prendre brusquement, vos symptômes vont revenir après un certain temps (habituellement quelques semaines à quelques mois), en ajoutant l'influence de la période pendant laquelle vous aurez été sous hormonothérapie. Une chose demeure certaine : l'hormonothérapie n'est pas une fontaine de jouvence, elle permet de vieillir avec plus de confort et améliore en conséquence les performances globales physiques et mentales. Elle ne règle pas les inconforts de la vie qui coïncident avec cette période : séparation, divorce, insatisfaction au travail, épuisement physique, troubles de famille, etc.. Elle fournit cependant une attitude plus positive pour affronter les problèmes et possiblement prendre de meilleures décisions.
